Aujourd’hui
en France, plus de 3 millions de personnes sont dans l’incapacité
de lire, écrire et compter dans des situations très
simples de la vie quotidienne, après avoir été
pourtant scolarisées dans notre pays. Parce que le nombre de
celles et ceux qui sont confrontés à l’illettrisme
est encore largement sous-estimé, parce que le tabou n’est
pas encore levé dans tous les esprits, le moment est venu de
faire de l’illettrisme la grande cause nationale 2012 afin que
l’information et la mobilisation soient à la hauteur
des besoins.
Pour porter cette demande auprès du Premier ministre, l’ANLCI,
Agence nationale de lutte contre l’illettrisme a fédéré
au sein d’un collectif un grand nombre d’organisations
qui s’y sont rassemblées par-delà toutes leurs
différences. Toutes ont fait cause commune en adhérant
à la méthode de travail de l’ANLCI « Réunir
pour mieux agir », la seule qui vaille quand il s’agit
de couvrir tous les champs de la prévention et de la lutte
contre l’illettrisme.
Le 28 octobre 2011, l’ANLCI avait enregistré
50 adhésions formelles, émanant des responsables de
grandes organisations et associations, disposant de ressources et
de possibilités de communication et d’action auprès
de tous les publics.
La pertinence de ce collectif réside dans la très
grande diversité et le pluralisme de ses membres et par la
capacité de chacun de ces membres à faire vivre ce label
tout au long de l’année 2012 s’il est obtenu.
Un collectif qui s’accompagne de soutiens toujours plus nombreux
au premier rang desquels le COE, Conseil d’Orientation pour
l’Emploi, pour faire ensemble cause commune et encourager ceux
qui font face à l’illettrisme à oser réapprendre.
Une mobilisation inédite qui indique que ce label pourrait
jouer un rôle décisif pour que chacun, plus conscient
de l’ampleur du phénomène, relève le défi
de la mobilisation et de l’action pour faire reculer l’illettrisme
dans notre pays de manière significative.